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Les prisons israéliennes sont des centres de tortures et d’exécution
mardi 13 janvier 2026
Addameer, association de défense des prisonniers Palestiniens (www.addameer.ps) dénombre en décembre 2025 59300 personnes toujours détenues, dont 3350 en détention administrative, 1220 « combattants illégaux »,350 mineurs et 51 femmes, dont 2 mineures. (info@addameer)
Les détenus palestiniens sont confrontés à une recrudescence de la violence, y compris sexuelle, à la négligence médicale et à des conditions de vie dangereuses dans les prisons israéliennes.
Bien sûr, l’occupant israélien cible systématiquement les leaders du mouvement des prisonniers palestiniens Ainsi les unités de répression ont traîné de force plusieurs détenus de haut rang dans les cours de prison, notamment Abdullah Barghouti, Bilal Barghouti et Ahed Ghalmeh, …où ils ont été battus à coups de matraque, tentatives délibérées visant à briser leur volonté et à intimider les autres prisonniers. L’image de Ben Gvir ( ministre de la Sécurité Nationale) venu tenter d’avilir Marwan Barghouti jusque dans sa geôle a eu la primeur de certains médias.
Des visites dans les prisons de Damon, Gilboa et Etziopn ont permis de constater que tous les détenus subissent des sévices : de graves pénuries de nourriture, de vêtements et de produits d’hygiène, privation de soins médicaux entrainant des épidémies ; s’y ajoutent des abus physiques et psychologiques continus, notamment des passages à tabac, des fouilles violentes, des punitions collectives et l’isolement cellulaire. La surpopulation extrême aggrave ces violations, un grand nombre de personnes sont entassées dans des espaces exigus ne répondant pas aux normes minimales d’hygiène et de salubrité.
De plus, selon un article du Guardian, Israël détient des dizaines de Palestiniens de Gaza dans un centre de détention souterrain secret où ils sont privés de lumière du jour, de nourriture adéquate et de tout contact avec l’extérieur. Ce complexe est situé près de Ramla. Initialement ouvert dans les années 1980 pour les « criminels dangereux », mais fermé quelques années plus tard car jugé inadapté à la détention humaine. Itamar Ben-Gvir a ordonné sa réouverture après le 7 octobre 2023.
Les femmes détenues sont victimes d’abus similaires : détention arbitraire, interrogatoires violents et déni de garanties juridiques équitables.
Elles subissent des fouilles dégradantes répétées, des punitions collectives, des isolements et transferts arbitraires.des restrictions sur les visites familiales, des pressions psychologiques et des violences sexuelles. Lors de leur libération, elles ne parlent des tortures subies qu’avec leurs proches, ce qui entrave toute guérison et rend impossible la poursuite de leurs tortionnaires devant les tribunaux.
Les enfants sont également incarcérés par l’Etat sioniste. Dès avant le 7 octobre, près de 500 à 700 enfants par an étaient emprisonnés par Israël. 1630 mineurs, garçons et filles de Cisjordanie ont été arrêtés depuis octobre 2023. On ignore le nombre d’enfants de Gaza arrêtés. L’emprisonnement pour ces jeunes qui n’ont pas atteint leur maturité est désastreuse. L’un d’eux, âgé de 14 ans, a fait état de tortures. Un autre, de 17 ans, en est mort. Un troisième, enfermé depuis l’âge de 13 ans, a craqué psychiquement. Israël se nie à le libérer.
Osons regarder en face cette réalité immonde. L’indifférence tue. Ecrivons aux prisonniers Palestiniens. Rejoignons les associations qui organisent leur défense.
(petit guide pour écrire à un.e prisonnier.e politique palestinien.ne : https://france-palestine.org/IMG/pdf/guide_e_criture_prisonniers_2015.pdf)
Si vous voulez avoir le nom et l’adresse d’un.e prisonnier.e
politique palestinien.ne, adressez-vous à l’AFPS :
Par mail : soutienprisonniers@france-palestine.org
Par courrier : AFPS Groupe de travail Prisonniers
21 ter rue Voltaire C 75011 Paris
www.france-palestine.org/Parrainer-un-e-prisonnier-e
