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Ce que le massacre de Sabra et Chatila a changé en Israël

mercredi 19 septembre 2018
Thomas Vescovi, Middle East Eye

Ce que le massacre de Sabra et Chatila a changé en Israël

Les images tragiques de Sabra et Chatila renversent les rapports de force. Les soldats israéliens ne sont plus des « défenseurs » mais des complices de crimes de guerre, tandis que les Palestiniens commencent à jouir d’une empathie internationale.

Le 25 septembre 1982, un Israélien sur neuf, soit 400 000 personnes, a participé à l’une des manifestations organisées à travers le pays pour dénoncer les massacres perpétrés dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, dans la banlieue de Beyrouth, dont l’armée israélienne est accusée de complicité.

Réelle empathie envers les victimes ou honte face aux images diffusées à travers le monde ? Dans tous les cas, cet événement agit comme un « accélérateur » de l’Histoire en Israël.

Le contexte de la guerre civile libanaise

En mars 1978, trois ans après le début de la guerre civile libanaise, les autorités israéliennes décident de profiter de la situation chaotique dans le pays limitrophe pour occuper le sud du Liban. L’objectif est de créer une zone tampon censée empêcher les fedayins, les combattants palestiniens, réfugiés au Liban, d’atteindre la frontière israélienne.

Après plusieurs semaines d’occupation, les troupes israéliennes se retirent et laissent le territoire aux supplétifs de l’Armée du Liban Sud. La bande territoriale sert alors de point d’appui pour les services secrets israéliens qui, tout au long de la guerre civile, multiplient les assassinats et les attentats à la voiture piégée contre des dirigeants palestiniens.

Par de tels actes, le gouvernement du Premier ministre Menahem Begin, leader de la droite nationaliste, espère pousser l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont la direction est basée à Beyrouth, vers la radicalisation et l’organisation d’opérations terroristes sur le sol israélien. Cela afin de motiver une offensive d’envergure sur le Liban.

Le 6 juin 1982, l’armée israélienne lance l’opération « Paix en Galilée ». Trois hommes sont aux commandes : Begin, Premier ministre, Ariel Sharon, ministre de la Défense, et Rafael Eitan, chef d’état-major. Les troupes israéliennes doivent atteindre Beyrouth et anéantir l’OLP. En quelques jours, elles se retrouvent aux portes de la capitale libanaise et encerclent les camps de réfugiés palestiniens où sont retranchés les fedayins.

En août 1982, un accord est passé. Par le biais des marines états-uniennes, françaises et italiennes, les combattants palestiniens sont évacués du Liban vers la Tunisie, mais sans leurs familles, qui restent dans les camps.

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Mis à jour le samedi 20 octobre 2018