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Infos Gaza 815 bis 25/05/2016

Infos Gaza 815 bis 25/05/2016
La pollution de l’eau atteint des niveaux catastrophiques à Gaza
Isra Saleh el-Namey est une journaliste basée dans la Bande de Gaza.
La mère a commencé à laver le linge mais la réserve en eau de la maison s’est épuisée. Et malgré une longue journée à l’école, son fils Ahmad, 11 ans, a fait une dizaine de fois l’aller et retour de près de 500m avec des seaux pour aller chercher de l’eau à un camion près du bâtiment de la municipalité à Khan Younis, où vit la famille. La lessive devait être faite.
Des enfants palestiniens portent des bidons d’eau potable à Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza, en 2016 (Ashraf AmraAPA images)
La mère et le fils sont habitués à cette routine. "La norme, c’est de ne pas avoir d’eau pendant la journée," a dit Abeer à The Electronic Intifada. "C’est très fatiguant pour mon fils de remplir un seau et de le porter sur au moins 400 mètres."

Les fréquentes coupures d’électricité à Gaza ont rendu impossible l’approvisionnement des maisons en eau courant toute la journée. De plus, avec l’été qui approche, Gaza est menacée d’une crise de pénurie d’eau qui a été aggravée par les attaques militaires israéliennes successives et près de 10 ans de blocus.

Muhammad Abu Shamala, un responsable de l’usine d’eau à Khan Younis, décrit la situation comme "catastrophique". "La pollution de nos ressources en eau a atteint des proportions alarmantes et la salinité de la nappe phréatique continue d’augmenter,"

Les Nations Unies ont déclaré que les Palestiniens à Gaza utilisent en moyenne 50 litres d’eau par personne et par jour recommandé par l’Organisation mondiale de la santé. En revanche, les colons israéliens en Cisjordanie occupée utilisent 369 litres par personne et par jour.

Eitaf Harb, 31 ans, est certaine que l’eau à Gaza est impropre à la consommation. Elle a déménagé à Khan Younis il y a trois ans lorsqu’elle s’est mariée. Depuis, elle souffre d’irritations de la peau et elle pense qu’elles sont provoquées par l’eau qu’elle utilise pour se laver.Harb est née dans le Golfe et elle a commencé à remarquer les réactions de sa peau juste deux mois après son arrivée à Gaza. Elle a montré à la journaliste de The Electronic Intifada des traces brunes sur ses bras et ses jambes qu’elle n’avait pas avant. Son expérience de vie en dehors de Gaza lui donne une conscience plus aiguë de la qualité de l’eau ici. "L’eau est salée et on ne peut pas l’utiliser sans danger pour le bain ni même pour la vaisselle," dit-elle.

L’eau de Gaza est dangereusement polluée, une situation qui n’a fait qu’empirer avec les bombardements israéliens. Elle contient de tels niveaux de chlorures et de nitrates que les Nations Unies estiment qu’elle est à 96 pour cent impropre à la consommation.

La qualité de l’eau a également été affectée par l’absence d’’une infrastructure correcte d’assainissement. Les égouts s’écoulent directement dans la mer, juste devant la côte, ou dans des fosses d’aisance.

Dans les deux cas, ils suintent ensuite dans la seule aquifère sous-marine de Gaza. Les autorités de la Bande sont dans l’incapacité de faire entrer les matériaux nécessaires à la construction d’un réseau d’assainissement adéquat à cause du blocus israélien.

Yasser al-Shanti, le chef de l’autorité de l’eau de Gaza, accuse Israël de la baisse de qualité de l’eau potable à Gaza.

Les bombardements israéliens ont détruit nombre d’usines de dessalement - construites sur des fonds privés ou publics - qui servaient à traiter les eaux usées pour fournir de l’eau potable.
"Nous avons plus d’une centaine d’usines de dessalement, mais très peu sont pleinement opérationnelles à cause des dégâts qu’elles ont subis pendant le dernier conflit en 2014," dit al-Shanti à The Electronic Intifada.
La présence d’usines de dessalement construites sur des fonds privés est un autre casse-tête pour les autorités qui disent qu’elles ne sont pas réglementaires et donc potentiellement dangereuses. Les responsables mettent régulièrement en garde les Gazaouis contre l’achat de telles usines.

Al-Shanti estime qu’environ 778 puits souterrains ont été endommagés pendant l’attaque de 2014, sur lesquels seulement 162 ont été réparés. Les chiffres sont difficiles à vérifier puisque beaucoup de puits sont construits à titre privé. Israël a interdit l’entrée des matériaux nécessaires pour entreprendre les réparations urgentes.

Le fonctionnaire a déclaré qu’environ 100 millions de mètres cubes d’eau sont perdus chaque année à cause de l’insuffisance d’infrastructure. Les fortes pluies hivernales auraient pu réapprovisionner les réservoirs s’ils fonctionnaient correctement, mais al-Shanti estime qu’au lieu de cela, 60% de l’eau de pluie s’infiltre tout simplement dans la mer.

Pour aggraver le problème, une diminution des terres agricoles et une croissance des zones peuplées assèchent le sol qui ne peut absorber l’eau de pluie.

"A force de consommer l’eau de notre réservoir, elle devient plus salée. Il faudrait le réapprovisionner, mais malheureusement ce n’est pas ainsi que les choses se passent," dit al-Shanti.

Pour atténuer la crise, la municipalité de Gaza achète maintenant 5 millions de mètres cubes d’eau supplémentaires chaque année à Israël, le double du montant précédent.

"Nos installations ne peuvent pas recevoir la totalité de la quantité d’eau que nous achetons, à un prix élevé," dit-il. "C’est pourquoi il faut que nous les développions de manière à recevoir les quantités d’eau livrées."

Source : Electronic Intifada Traduction : MR pour ISM

Infos Gaza 815
Semaine du 19 au 25 mai
Dimanche 22 mai 2016
À environ 05h40, des canonnières israéliennes stationnées au nord-ouest de BeitLahia, au nord de la bande de Gaza, ont ouvert le feu sur des bateaux de pêche . Deux navires de guerre ont approché les deux bateaux de pêche naviguant à l’intérieur du mile nautique. Un des bateaux appartenant à Mohamed MohamedZayid Ishaq (54) et armé par ses fils Rasem (29) et Mohamed (19). Alors que le deuxième bateau appartenant à YunisDiabMousaZayid (53) et armé par ses fils Saqer (20) et Ayman (18). Les forces israéliennes ont ordonné à chacun d’eux d’ enlever leurs vêtements, sauter à l’eau et à nager vers les canonnières. Ils ont arrêté les 4 pêcheurs, puis les ont emmenés vers une destination inconnue.
Vers 6h30, des canonnières israéliennes ont approché deux bateaux de pêche navigant à la voile à 300 mètres du rivage, et ont ouvert le feu sur eux. Un des bateaux de pêche appartenant à As’ad Mohamed al-Sultan (52) était tenu par Khalid Mahmoud Ahmed al-Sultan (21), tandis que le second bateau appartenant à Mahmoud Ahmed Abdullah al-Sultan (47) était tenu par ses fils Mohamed (23) et Ayman (15) forces . Ils ont reçu l’ordre de retirer leurs vêtements, sauter à l’eau et nager vers les canonnières. Ils ont été arrêtés et ont été emmenés vers une destination inconnue.
Vers 08h10, deux canonnières israéliennes ont approché un bateau de pêche navigant à la voile à un mile nautique de la côte et ont ouvert le feu sur lui. Le bateau de pêche appartient à KamelDeib Mahmoud al-Anqah (64), armé par Mohamed MohamedZayid Ahmed (32) et son frère Ibrahim (21) . Ordre leur a été donné d’enlever leurs vêtements, sauter à l’eau et nager vers les canonnières puis les ont emmenés vers une destination inconnue. À environ 20h45 le même jour, les forces israéliennes les ont libérés via BeitHanoun "Erez" après les avoir interrogés. Lorsque les pêcheurs sont arrivés à Gaza, ils ont constaté que trois d’entre eux avaient été blessés par des balles réelles et des balles en métal recouvert de caoutchouc par les forces de la marine israélienne. Les blessés ont été identifiés comme : RasemIshaq Mohamed Zayid (29). Il a été touché par une balle en métal recouvert de caoutchouc à la jambe gauche ; As’ad Mohamed Mohamed al-Sultan (52). Il a été touché par une balle en métal recouvert de caoutchouc sur le genou gauche ; et Ayman Mahmoud Ahmed al-Sultan (15). Il a été frappé de deux balles de métal recouvertes de caoutchouc aux jambes.
À environ 10h20, canonnières israéliennes stationnées au nord-ouest de BeitLahia, ont ouvert le feu sur des bateaux de pêche naviguant à moins d’un mile nautique et les ont pris en chasse, de sorte que les pêcheurs ont été contraints de rentrer à terre. Aucune arrestation n’a été signalée.
Vers 14h30, le vendredi 20 mai 2016, des dizaines de jeunes hommes palestiniens se sont dirigés vers la zone frontalière entre la bande de Gaza et Israël, à l’est d’al-Bureij dans le centre de la bande de Gaza. Les manifestants ont jeté des pierres sur les soldats israéliens stationnés le long de la clôture. Les soldats israéliens stationnés derrière des barrières de sable ont ouvert le feu sur les manifestants. En conséquence, 2 civils ont été touchés par des balles réelles et ont ensuite été pris par les ambulances du PRCS à al-Aqsa hôpital de Deir al-Balah pour recevoir un traitement médical. Les sources médicales ont classé leurs blessures comme modérées. Les blessés ont été identifiés comme : Ahmed Mohamed al-’Aisawy (25). Il a été frappé avec une balle dans le bras gauche et des éclats d’obus à la face ; et Mohamed KhadirJaser (23). Il a été frappé avec une balle dans la cuisse gauche.
 Mouvement à BeitHanoun ( "Erez")
18 mai 2015 - 24 mai 2016
Catégorie
18
19
20
21
22
23
24
Les patients
74
67
4
- 
94
62
47
Accompagnateurs
67
59
3
- 
82
66
68
Les cas personnels
49
83
36
- 
53
32
31
familles des prisonniers
- 
- 
- 
- 
- 
42
- 
Arabes d’Israël
1
4
4
- 
dix
3
3
diplomates
8
dix
- 
- 
- 
- 
- 
journalistes internationaux
- 
- 
- 
- 
- 
- 

travailleurs internationaux
54
54
8
- 
12
21
34
Les voyageurs à l’étranger
- 
1
2
- 
1
49
6
Hommes d’affaires
362
355
6
2
479
351
332
Entretiens d’affaires
- 
- 
- 
- 
- 
- 
- 
Interviews sécurisés
8
5
- 
- 
3
5
3
VIP
1
- 
1
- 
- 
2
1
Ambulances versIsraël
1
3
- 
- 
5
2
1
Les Compagnons des patients
2
3
- 
- 
5
2
1

notes :
 
Le vendredi 20 mai 2016, les autorités israéliennes ont autorisé 246 civils de la bande de Gaza à effectuer des prières dans la mosquée al-Aqsa à Jérusalem occupée.
Le mardi 22 mai 2016, les autorités israéliennes ont autorisé 7 personnes à renouveler leur permis ; 1 autre a été autorisé à assister à une réunion pour le ministère des Affaires civiles au passage d’ "Erez".

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Mis à jour le dimanche 23 septembre 2018